Les artistes comme les peintres, photographes, musiciens ou artistes de spectacle cherchent tous, à un moment ou à un autre, une manière de montrer leur travail. Car créer une œuvre ou préparer un spectacle ne suffit pas toujours pour que le public soit au rendez-vous. Il faut aussi que les gens sachent que cette œuvre existe, qu’un spectacle va avoir lieu et surtout qu’ils comprennent assez rapidement ce qui leur est proposé. C’est justement là que la communication visuelle prend toute son importance, car elle constitue quelquefois le premier contact entre un artiste et une personne qui ne le connait pas encore.
Avec les réseaux sociaux, les sites internet et les supports numériques, il est devenu beaucoup plus facile de publier une affiche, une photographie ou une vidéo. Mais dans le même temps il est devenu plus difficile de retenir l’attention, car tout le monde publie quelque chose. Une affiche apparait pendant quelques secondes. Une vidéo arrive ensuite. Puis une autre publication prend sa place. L’artiste doit donc réussir à montrer son univers assez rapidement, sans pour autant raconter tout son spectacle avant même que le public soit venu le voir.
L’exemple le plus simple est celui d’un magicien qui publie une photographie avec son nom et une date. L’information est présente, mais le public ne sait pas obligatoirement ce qui lui est proposé. Est-ce un spectacle pour enfants ? Du close-up ? Du mentalisme ? Une représentation familiale ? Une communication efficace doit donc commencer par donner quelques repères simples avant de vouloir impressionner.
Comprendre l’identité visuelle
Avant même de penser à la publicité, un artiste doit essayer de comprendre ce qu’il veut montrer de son travail et surtout de quelle manière il souhaite être reconnu. L’identité visuelle ne consiste pas seulement à choisir un logo ou deux couleurs. Elle correspond aussi à l’image que le public va retrouver d’une photographie à l’autre, d’une affiche à une vidéo et quelquefois même dans la tenue ou le décor utilisé par l’artiste.
La différence entre une communication cohérente et une succession d’images sans rapport se voit assez rapidement. Un artiste qui utilise régulièrement un univers assez proche devient plus facile à reconnaitre, même si toutes les photographies ne sont évidemment pas identiques. Les couleurs peuvent changer. Le décor également. Mais quelque chose reste et le public commence peu à peu à associer cet univers à la personne ou au spectacle.
L’exemple le plus simple est celui d’un spectacle pour enfants. Une affiche très sombre avec une photographie difficile à comprendre ne donnera pas obligatoirement la même impression qu’une image où l’on voit immédiatement qu’il s’agit d’une représentation familiale. Ce n’est pas seulement une question de savoir quelle affiche est la plus belle. Il faut surtout qu’elle corresponde à ce qui sera réellement présenté devant le public.
L’importance des supports visuels pour magicien, mentaliste ou musicien
Dans le cadre de la préparation d’un spectacle comme celui du magicien et mentaliste du Jura, les supports visuels ont une place importante, car une affiche, un flyer ou une photographie sont souvent les premiers éléments que le public découvre avant même de connaitre réellement l’artiste.
L’exemple le plus simple est celui d’une affiche placée dans une vitrine. La personne passe devant et ne va pas forcément rester deux minutes pour lire quinze lignes. Elle regarde d’abord l’image. Ensuite le titre. Puis la date et le lieu si ce qu’elle vient de voir lui donne envie d’en savoir un peu plus.
Ce travail rejoint également celui de la lumière, car une photographie de spectacle prise dans un mauvais éclairage peut donner une image assez différente de ce que le public va réellement découvrir. Pour comprendre cette partie plus technique, il est possible de regarder comment intervient le travail autour de l’éclairage d’un spectacle, car la lumière ne sert pas seulement pendant la représentation, elle influence aussi les photographies qui seront utilisées ensuite pour faire connaitre l’artiste.
Utiliser les réseaux sociaux sans tout montrer
Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à un artiste de montrer son travail sans attendre qu’un journal, une salle ou un autre média parle de lui. Il peut publier une photographie, montrer quelques secondes d’un spectacle ou annoncer une nouvelle date directement aux personnes qui le suivent.
Mais publier quelque chose ne signifie pas forcément que cette publication sera vue. Une photographie peut passer complètement inaperçue alors qu’une courte séquence montrant une réaction du public va quelquefois retenir davantage l’attention, simplement parce qu’elle permet de comprendre plus rapidement ce qui se passe.
L’exemple le plus simple est celui d’un spectacle de magie. Montrer uniquement le résultat final d’un tour n’est pas toujours la meilleure solution. Une vidéo où l’on voit d’abord le public regarder, attendre puis réagir peut quelquefois donner davantage envie de découvrir la représentation, car elle montre aussi ce que les spectateurs vivent pendant le numéro.
La communication digitale autour d’un spectacle pour enfants demande donc de choisir ce que l’on va montrer et aussi ce que l’on va garder pour le jour de la représentation. Si tout est dévoilé avant, une partie de la surprise peut disparaitre.
- Publier des photographies récentes et réellement représentatives du spectacle.
- Montrer quelques secondes d’ambiance sans dévoiler tous les effets.
- Présenter les dates et les lieux de manière simple.
- Alterner photographie, courte vidéo et information pratique.
- Garder une partie de la surprise pour la représentation elle-même.
Une vidéo courte peut parfois montrer davantage
Une autre différence entre la communication écrite et la vidéo se trouve dans le temps nécessaire pour comprendre ce que l’artiste propose. Quelques secondes peuvent parfois suffire pour voir une salle, entendre une musique et comprendre le type de public présent, alors qu’un texte plus long demandera davantage d’attention.
L’exemple le plus simple est celui d’une vidéo de vingt secondes. Le rideau s’ouvre. Quelques enfants regardent. Un effet arrive et le public réagit. Il n’est pas nécessaire de montrer tout le numéro, car le spectateur comprend déjà une partie de l’ambiance et peut imaginer ce que le reste du spectacle pourrait proposer.
Une vidéo trop longue peut au contraire demander un effort que beaucoup de personnes ne feront pas sur un réseau social. Elles commencent à regarder puis passent à autre chose avant même d’avoir compris ce que l’artiste voulait montrer. Il vaut donc quelquefois mieux plusieurs petites séquences réparties dans le temps qu’une seule longue vidéo qui cherche à tout expliquer.
Ne pas montrer uniquement l’artiste
Une erreur assez fréquente consiste à penser que la communication doit toujours montrer l’artiste seul. Une photographie professionnelle reste bien entendu utile, mais elle ne montre pas toujours ce que le public va réellement vivre pendant le spectacle.
Dans le spectacle vivant, les réactions ont aussi leur importance. Un enfant qui regarde attentivement, un adulte surpris ou plusieurs personnes qui rient donnent une autre information, car on comprend immédiatement qu’il existe une relation entre l’artiste et ceux qui sont devant lui.
L’exemple le plus simple est celui d’une photographie de magicien avec un jeu de cartes. Elle indique qu’il s’agit probablement de magie. Une photographie du même artiste entouré de spectateurs attentifs montre en plus comment cette magie est vécue par le public.
Il faut naturellement respecter les autorisations nécessaires lorsqu’on utilise l’image de spectateurs, mais lorsque cela est possible, montrer cette relation donne souvent davantage de réalité à la promotion.
Collaborer avec d’autres acteurs culturels
Nouer des relations avec d’autres artistes, salles ou structures culturelles peut permettre de toucher un public différent. Un artiste qui travaille toujours seul doit construire toute sa visibilité de son côté, tandis qu’une collaboration permet quelquefois de croiser plusieurs publics qui ne se seraient pas rencontrés autrement.
L’exemple le plus simple est celui d’un artiste qui intervient pour la première fois dans une salle. Le lieu possède déjà ses abonnés, ses réseaux sociaux et quelquefois une liste de contacts. L’artiste apporte de son côté les personnes qui le suivent déjà. Les deux peuvent donc profiter de cette rencontre.
Pour un magicien, cela peut aussi passer par des relations avec des théâtres, des salles de spectacles ou des organisateurs d’événements. Le magicien avec les contraintes de son métier ne travaille donc pas uniquement ses numéros. Il doit également développer des contacts et savoir présenter ce qu’il propose.
Donner une carte de visite après une prestation peut paraitre très classique à l’époque des réseaux sociaux, mais cela fonctionne encore, surtout lorsque la personne qui reçoit cette carte vient de voir le spectacle et sait déjà ce que l’artiste est capable de faire.
Respecter les droits d’auteur et d’image
La promotion d’un spectacle ne consiste pas à utiliser librement toutes les images que l’on trouve ou toutes celles qui ont été prises pendant une représentation. Une photographie appartient à celui qui l’a réalisée et les personnes qui apparaissent dessus peuvent également avoir des droits sur leur image.
L’exemple le plus simple est celui d’une très belle photographie prise pendant un spectacle. L’artiste peut avoir envie de la publier immédiatement parce qu’elle représente parfaitement son numéro. Mais si cette image a été réalisée par un photographe professionnel, il faut d’abord vérifier dans quelles conditions elle peut être utilisée.
La même prudence doit être appliquée aux musiques, vidéos ou créations réalisées par d’autres personnes. Trouver quelque chose sur internet qui correspond parfaitement à l’ambiance du spectacle ne signifie pas obligatoirement que l’on peut l’utiliser pour faire sa publicité.
Les anciennes méthodes fonctionnent encore
Le numérique a pris beaucoup de place dans la communication, mais certaines méthodes plus anciennes continuent à fonctionner. Le bouche-à-oreille en fait partie, car une personne qui a apprécié un spectacle et qui en parle ensuite à une autre apporte une recommandation que l’artiste ne peut pas fabriquer lui-même.
L’exemple le plus simple est celui d’un organisateur satisfait. Quelques mois plus tard, une association ou une mairie cherche à son tour un artiste. Il donne un nom et explique ce qu’il a vu. Ce contact peut quelquefois être plus efficace qu’une publicité aperçue pendant quelques secondes sur un écran.
Les affiches locales, flyers ou communiqués de presse gardent également leur intérêt, surtout lorsque le spectacle se déroule dans une zone géographique précise et que le public se trouve justement dans cette zone.
Un magicien ou une magicienne peut ainsi contacter la presse locale lorsqu’une représentation particulière est organisée. Mais il ne faut pas seulement envoyer une affiche sans explication. Quelques lignes sur le spectacle, son public et la raison de cette représentation donnent déjà davantage de matière à la personne qui va éventuellement en parler.
La communication doit donner envie sans tout expliquer
Une autre difficulté consiste à trouver la bonne quantité d’informations. Si la communication ne dit presque rien, le public risque de ne pas comprendre ce qui lui est proposé. Mais si elle raconte tout le spectacle, elle peut également supprimer une partie de la curiosité qui donne justement envie de venir.
La différence est particulièrement visible dans la magie. Expliquer qu’un spectacle comporte de la participation, plusieurs effets et des moments d’humour est utile. Décrire précisément chaque tour et expliquer ce qui va apparaitre ou disparaitre l’est beaucoup moins.
Cette manière de présenter rejoint certaines techniques de persuasion et d’illusion utilisées dans la communication. Il ne s’agit pas de tromper le public, mais de comprendre comment une image, une attente ou l’ordre dans lequel les informations sont présentées peuvent modifier l’attention.
Adapter le message au type de spectacle
Tous les spectacles ne peuvent pas être présentés de la même manière, car un spectacle pour enfants, un concert, un numéro de magie ou une création artistique contemporaine ne s’adressent pas obligatoirement au même public et ne provoquent pas les mêmes attentes.
Pour un spectacle destiné aux enfants, il faut montrer assez rapidement que la représentation correspond à leur âge et que les familles pourront comprendre le principe. Pour une création plus expérimentale, l’univers artistique et visuel pourra au contraire prendre davantage de place dans la communication.
L’exemple le plus simple est celui d’une affiche. Un spectacle pour maternelles ne sera probablement pas présenté avec les mêmes images qu’un numéro de mentalisme destiné à une soirée d’entreprise, même si les deux artistes utilisent pourtant le même réseau social ou le même format d’affiche.
| Type de spectacle | Ce que la communication peut montrer | Ce qu’il faut faire comprendre rapidement |
|---|---|---|
| Spectacle pour enfants | Ambiance, participation, réactions du jeune public | Âge concerné et caractère familial |
| Magie ou mentalisme | Réactions, proximité avec les spectateurs, univers de l’artiste | Type de magie et public concerné |
| Concert | Scène, musiciens, public, atmosphère | Style musical et type d’événement |
| Spectacle visuel | Décor, costumes, lumière et images fortes | Univers artistique proposé |
Ce qui change surtout entre ces différents spectacles, c’est donc la manière dont ils doivent être présentés au public, car un spectacle pour enfants ne sera pas expliqué de la même manière qu’un spectacle de mentalisme ou qu’un concert, même si les outils utilisés pour faire la publicité peuvent finalement être les mêmes.
Une publicité trop générique finit par ne plus rien dire
Une autre erreur consiste à utiliser les mêmes phrases que beaucoup d’autres artistes. “Spectacle exceptionnel”, “moment inoubliable”, “artiste unique” ou “soirée magique” apparaissent régulièrement dans les textes de présentation.
Le problème est qu’ils donnent finalement assez peu d’informations sur ce que le public va réellement voir. L’exemple le plus simple est celui de deux affiches. La première annonce simplement “un spectacle exceptionnel pour toute la famille”. La seconde explique qu’un magicien fait participer les enfants pendant une cinquantaine de minutes et que certains viennent sur scène. La deuxième donne immédiatement une image plus précise de la représentation.
Ce sont donc souvent les détails concrets qui permettent au public de se projeter, car il comprend ce qui va se passer au lieu de devoir seulement croire qu’un spectacle sera exceptionnel parce que l’affiche l’affirme.
Montrer une véritable expérience plutôt que seulement promettre
Une bonne communication ne doit pas uniquement expliquer que le spectacle fonctionne ou que le public passe un bon moment. Lorsqu’il existe des éléments réels pour le montrer, il est préférable de les utiliser.
Une photographie du public, quelques secondes d’une représentation, un détail du décor ou la préparation d’un accessoire apportent quelque chose de plus concret qu’une longue phrase expliquant que le spectacle est formidable.
L’exemple le plus simple est celui d’une publication annonçant une nouvelle date. Dire simplement “nouveau spectacle bientôt” apporte une information. Montrer en même temps quelques secondes de préparation ou une partie du décor donne déjà une autre dimension, car on voit que quelque chose existe réellement derrière l’annonce.
Il ne faut naturellement pas inventer un vécu qui n’existe pas. Mais lorsqu’un artiste possède des photographies, des détails de préparation ou des moments réellement observés pendant ses spectacles, il est dommage de ne jamais les utiliser pour montrer ce qui différencie son travail.
La régularité compte davantage qu’une grande campagne isolée
Une autre différence entre une communication qui accompagne réellement l’activité de l’artiste et une communication irrégulière se trouve dans la durée. Publier quinze fois pendant une semaine puis ne plus rien montrer pendant plusieurs mois donne rarement une impression de continuité.
Il vaut donc mieux quelquefois publier moins mais revenir régulièrement. Une date. Puis une photographie. Ensuite un détail de préparation. Et quelques jours plus tard une autre information qui complète ce qui a déjà été montré.
L’exemple le plus simple est celui d’un spectacle prévu dans un mois. Une première annonce peut donner la date. Une autre publication peut montrer l’univers du spectacle. Une troisième peut rappeler l’événement quelques jours avant. Le public reçoit ainsi plusieurs informations sans avoir l’impression de voir toujours exactement la même publicité.
Le site internet reste utile même avec les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux permettent d’attirer rapidement l’attention, mais un site internet garde une fonction différente. Il permet de réunir à un seul endroit des informations plus précises que celles que l’on va généralement mettre dans une publication courte.
Une personne peut découvrir un artiste grâce à une vidéo de quelques secondes puis chercher ensuite son site pour connaitre la durée du spectacle, le type de public, les conditions techniques ou simplement voir davantage de photographies.
L’exemple le plus simple est celui d’un organisateur professionnel. Il peut découvrir une vidéo sur un réseau social et apprécier ce qu’il voit. Mais avant de prendre contact, il voudra peut-être connaitre la durée du spectacle, la place nécessaire ou le type d’événement auquel l’artiste peut participer.
Le site internet ne remplace donc pas forcément les réseaux sociaux, mais il permet surtout de compléter ce que ces derniers montrent rapidement, car une personne peut découvrir l’artiste avec une vidéo de quelques secondes puis avoir besoin ensuite de renseignements beaucoup plus précis avant de prendre contact.
La promotion commence avant même la création de l’affiche
Une bonne communication ne commence finalement pas le jour où l’artiste ouvre un logiciel pour créer une affiche. Elle commence beaucoup plus tôt, au moment où il réfléchit à ce qu’il veut montrer, au public qu’il souhaite toucher et aussi à ce qui distingue réellement son spectacle d’un autre.
La différence entre une communication assez claire et une communication plus compliquée vient souvent de là. Lorsque l’artiste sait exactement ce qu’il propose, il devient beaucoup plus facile de choisir une photographie, quelques mots et les supports sur lesquels il va présenter son travail.
Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser toutes les techniques disponibles uniquement parce qu’elles existent. Un artiste peut très bien obtenir de bons résultats avec quelques outils, à condition de les utiliser régulièrement et surtout de savoir pourquoi il les utilise.
Les réseaux sociaux, les affiches, les cartes de visite, les partenaires culturels et le bouche-à-oreille ne s’opposent donc pas réellement. Une personne découvrira l’artiste avec une vidéo. Une autre verra une affiche. Une troisième entendra son nom par un organisateur qui l’a déjà fait travailler. Et c’est souvent cette accumulation de petits contacts qui finit par donner envie de regarder plus précisément ce que l’artiste propose et, quelquefois, de venir finalement assister au spectacle.